Cours de météo 1 – Introduction

La météorologie a pour objet l’étude des phénomènes atmosphériques, dans le but de les comprendre, afin d’être en mesure de prévoir le temps qu’il va faire. Cette science s’appuie sur l’observation et l’analyse de multiples paramètres mesurés en de multiples points du globe, et elle utilise des disciplines complexes et variées, telles que la mécanique des fluides, la thermodynamique, la physique, la chimie, et les mathématiques.

Origine de la météorologie moderne

Entre 1853 et 1856 c’est la guerre en Crimée, une coalition comprenant la France, l’Angleterre et l’empire Ottoman tente de freiner l’avancée des russes vers l’Ouest. Le 14 Novembre 1854, une immense tempête s’abat sur le campement et le mouillage des alliés, alors que la veille, il faisait beau. Cette tempête causera la mort de 400 soldats et la perte de 40 navires de guerre.

L’astronome Pierre Verrier va démontrer que cette tempête sévissait déjà depuis plusieurs jours dans le reste de l’Europe qu’elle a traversée. Et que par conséquent, elle était prévisible ! C’est ainsi que Napoléon III va le charger d’organiser un vaste réseau d’observation météorologique, dont les conclusions seraient transmises (à l’époque par télégraphe), centralisées et analysées.

C’est ainsi qu’est née la météorologie moderne.

Aujourd’hui, elle est toujours basée sur la collecte et l’analyse des observations et des données, dans le but d’établir et de diffuser des prévisions. La collecte des données en temps réel, au sol, en altitude, en mer, en montagne, dans l’atmosphère et même dans l’espace, permet d’établir des prévisions en s’appuyant sur des modèles mathématiques très poussés. Ces modèles peuvent être différents d’un pays à l’autre.

Même si les navires sont aujourd’hui plus solides, les prévisions météorologiques demeurent le facteur déterminant de la sécurité et de la prise de décision pour les marins.

De nos jours, tout marin doit être en mesure de comprendre, d’analyser et de croiser lui-même ses observations et les informations tirées des multiples sources disponibles, (en particulier de nos jours grâce à internet). Cela lui permettra de comprendre le travail des prévisionnistes et de mieux appréhender la pertinence et la fiabilité des prévisions.

L’OMM – WMO | Organisation Météorologique Mondiale

Il s’agit d’une institution spécialisée de l’ONU qui compte 182 Etats membres. Entre autres importantes missions, elle élabore des normes afin de standardiser les méthodes de mesure et leur échange.

L’OMM couvre, grâce à ce système mondial de veille météorologique, tout le globe. Elle collecte, rassemble, archive et diffuse des dizaines de milliers d’observations partagées mondialement.

Des centres météorologiques locaux sont ensuite chargés d’élaborer des prévisions.

Dans le domaine maritime, le système SMDSM (Système Mondial pour la Détresse et la Sécurité en Mer (GMDSS en Anglais)) est entré en vigueur en 1999. Ce système créé des zones de responsabilité par pays pour la rédaction des bulletins météorologique (METAREA) et de sécurité (NAVAREA).

La diffusion des bulletins « grand large » est assurée par le système INMARSAT-C, celle des « bulletins large » par le NAVTEX, et les « bulletins côtiers » par VHF.

Les zones METAREA

Les zones METAREA

Données collectées

Les principales données collectées sont :

  • la pression atmosphérique
  • la force du vent
  • la température
  • l’humidité de l’air

Elles sont collectées à diverses altitudes, du sol à la stratosphère (grâce aux ballons sondes).

Les états membres de l’OMM financent et mettent également à disposition les données collectées par les satellites de multiples nationalités et partenariats. Ces derniers sont de plus en plus nombreux et précis. Ils génèrent des images et des informations très utiles aux prévisionnistes. Ils peuvent être géostationaires, en orbite polaire, ou même en «orbite ellipitique élevée ».

Il existe aussi des satellites en orbite basse, donnant des images radars en temps réel disponibles pour tous !

La précision des données augmentent régulièrement, les dernières générations pouvant même analyser la hauteur des vagues !

Et voilà, c’est la fin de cette première partie, dans la deuxième, nous parlerons de généralités sur le climat et les masses d’air !

À bientôt !

Patrick Belliot

Mata’i Nautisme

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