3. Le Pouliguen – Galettes et crêpes bretonnes

Lundi 22 septembre 2008 au matin c’est à nouveau le temps de se dire au revoir… Cette fois nous quittons le pays de Patrick. Il faut regarder devant nous et croire en notre projet, parce que là on quitte le continent !

Une dernière Niniche de la confiserie Mignon sur le port du Pouliguen. C’est la sucette de renommée Pouliguennaise ! Pour notre dernière soirée nous avons partagé de bonnes galettes…. Complètes !

Et une crêpe sucrée pour le dessert.

Après tout, il faut prendre des forces ! Le cidre est au rendez-vous, on trinque, on rit, on se regarde, les larmes ne sont jamais loin, on les cache derrière des éclats de rire.

Nous avons complété nos placards de confiture, de miel, de pâté et de
saucisson…

À nouveau il a fallu se dire au revoir, envoyer des baisers, crier encore quelques mots qui allaient se perdre dans le vent.

L’horizon nous invite dorénavant à l’aventure, nous sommes tous les deux avec Fidji. Et nous sommes très heureux, très excités, très…. Très ? Il va falloir apprendre un nouveau vocabulaire car nous n’avons jamais vécu cela…

Et pour le moment il y a tant d’émotions.

Fidji au départ du Pouliguen

22 septembre 2008, notre grand départ

Les galettes bretonnes

L’incontournable galette bretonne à la bonne farine de sarrasin !

Le sarrasin n’est pas une céréale, qu’on se le dise ! C’est une fleur ! De belles petites fleurs blanches ou roses regroupées en grappes serrées fleurissent sur des hectares en Bretagne.

Elles se contentent de terres acides et demandent peu d’eau ! N’est-ce pas une plante idéale ? Ses graines écrasées par la meule du moulin vont fournir la farine de sarrasin, dite aussi de blé noir. Elle ne contient pas de gluten !
Les galettes bretonnes sont réalisées à base de cette farine uniquement !

Galette Bretonne

Ingrédients pour 4 personnes

  • 2 louches de farine de sarrasin (1 louche = 2 belles galettes)
  • 5 louches d’eau à température ambiante
  • 1 cuil à café rase de sel
  • 1 œuf

Méthode

Le petit truc en plus qui fait une différence : séparer le blanc du jaune de l’œuf, battre le blanc en neige et le rajouter à la pâte en fin de préparation.

Verser la farine dans un saladier. La saler. Ajouter le jaune d’œuf. Puis l’eau de manière à obtenir une pâte lisse mais épaisse (un peu plus épaisse que celle des crêpes).

Ajouter en dernier le blanc battu en neige, il va rendre la pâte légère- ment mousseuse. Les galettes sont, elles même, plus légères et croustillantes ! Laisser reposer la pâte au moins 1 heure.

On peut préparer des galettes à l’avance et les garder au réfrigérateur si possible à plat. L’art de réussir sa galette s’acquiert avec de la pratique. Et si on a l’occasion de s’entraîner avec des pros, il ne faut pas hésiter.

Pour la cuisson, se munir d’une galétière (faute de bilig) et d’un rozell, le fameux râteau de bois pour étaler la pâte. Huiler avec un tampon la galétière, étaler la pâte sur la galétière bien chaude, quand elle se décolle la retourner.

Pour une galette complète, après l’avoir retournée, la beurrer (ça c’est le côté Breton), déposer le fromage râpé en couronne, casser un œuf dans le centre ainsi il ne glisse pas sur les côtés, étaler le blanc et rajouter le jambon blanc de bonne qualité !

Pour des galettes variées, je prépare toujours des oignons que je fais revenir dans un peu de beurre et d’huile, des champignons de Paris, des lamelles fines de poivrons, du fromage de chèvre en buche… bref, tout ce que je peux trouver qui puisse garnir la galette.

Ainsi on a la possibilité de composer la galette de son inspiration. Une de mes préférées est la Roquefort, poire ! On peut vraiment tout tenter n’est-ce pas ? Je ne compte plus le nombre de « soirées-bonheur » que nous avons passées en mangeant des galettes !

La pâte à crêpe

Quand je suis courageuse, je prépare en même temps la pâte à crêpe pour le dessert ! Là aussi j’y rajoute en dernier le blanc d’un œuf monté en neige façon Katell (amie navigatrice au long cours) !

Et c’est comme ça que m’est venue l’idée de faire de même dans la pâte à galette ! Merci Katell !

Ingrédients pour une dizaine de crêpes

  • 250 g de farine
  • 4 œufs
  • 1/2 l de lait
  • 1 pincée de sel
  • 2 cuillères à soupe de sucre
  • 50 g de beurre fondu
  • Parfum au choix : rhum, fleur d’oranger, vanille.

Méthode

Mettre la farine dans un saladier avec le sel et le sucre. Faire un puits au milieu et y verser les œufs un par un en gardant un blanc de côté que l’on montera en neige. Commencer à incorporer doucement les éléments avec une cuillère en bois.

Quand le mélange devient épais, ajouter le lait froid petit à petit.
Attention à ne pas former de grumeaux.

La pâte doit être assez fluide. Si elle était trop épaisse, ne pas hésiter à rajouter un peu de lait. Mélanger le beurre fondu à cette préparation puis le blanc monté en neige.
Laisser reposer la pâte au moins 1 heure.

Huiler avec un tampon la poêle à crêpe (j’utilise ma galétière). Cuire les crêpes dans une poêle chaude. Verser une petite louche de pâte dans la poêle, faire un mouvement de rotation pour répartir la pâte sur toute la surface. Avec la galétière utiliser le rozell pour l’étaler. Laisser cuire 1 à 2 minutes.

Le bord de la crêpe prend une couleur dorée, il est temps de la retourner. Laisser cuire 1 minute de ce côté. La crêpe est prête. Il n’y a plus qu’à mettre ce que l’on préfère à l’intérieur.
Pour ma spéciale chocolat, faire fondre un peu de beurre demi sel sur la crêpe retournée et saupoudrer dans le beurre fondu le chocolat en poudre.

Et pour trinquer :

N’oubliez pas la bolée de cidre Breton pour accompagner vos galettes ! Comme par exemple celui que nous apprécions beaucoup, le « Tannique et Puissant » cidre de caractère de Loïc Raison !

Et désaltérez-vous avec La Baca de la Côte d’Amour, bien fraîche. C’est la bière idéale que l’on boit en attendant que la pâte à galette repose…

Jérôme et son cidre

Notre fidèle stagiaire, Jérôme, nous sert le cidre

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